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En réseau

Par les partenaires de l'ENTmipPublié le 06 nov. 2014 à 18:57

L’ENT, il l’attendait avec impatience. Dès son arrivée en région Midi-Pyrénées après un passage par les académies d'Orléans-Tours et Montpellier, Jamel el Ayachi, Principal du collège André Saint-Paul au Mas d’Azil s’est immédiatement emparé de l’ENTmip, conjuguant son utilisation avec celle des réseaux sociaux pour mettre en avant les projets des élèves et des enseignants.
 

Visibles

Avec un fil Twitter, des comptes Pinterest et Google +, ainsi qu’une chaîne Youtube, le collège André Saint-Paul est bien présent sur les réseaux sociaux. Des projets interclasses aux concours et aux voyages, tout ce qui se passe au sein de l’établissement est ainsi relayé en image et en vidéo. Cela n’a pas toujours été le cas : « Avant mon arrivée, les projets menés au collège étaient très nombreux…mais personne n’était au courant ! », explique le Principal, « tout était très confidentiel. Pour rendre visible ce qui se fait, je me suis appuyé sur les outils numériques». A commencer par l’ENT, qui est aujourd’hui la clé de voûte de la stratégie de communication de l’établissement.
 



Lorsque Jamel el Ayachi a  pris ses fonctions il y a deux ans, l’ENT était en jachère. Ses fonctionnalités n’étaient pas exploitées :« C’était encore une coquille vide, il y avait seulement une rubrique contact et les mentions légales. Notre premier travail a été, avec les personnes ressources de l’établissement et la vie scolaire, de réfléchir à l’architecture globale de notre portail. Nous avons  ainsi créé des rubriques nouvelles - actualités, revue de presse, informations pédagogiques et administratives etc. que nous alimentons très régulièrement. L’ENT nous permet à la fois de centraliser les informations et de les hiérarchiser. »


L’ENTmip, un moyen de valoriser le travail des élèves et des enseignants.

Dès qu’un événement a lieu au collège, il est relayé sur la page d’accueil de l’ENT  et sur les réseaux auxquels est abonné l’établissement. « Ils donnent à voir la vie du collège, tout simplement », résume le Principal. On retrouvera par exemple sur Pinterest les photos des sorties et des visites à l’extérieur bien sûr, mais aussi celles des activités qui se passent à l’intérieur même du collège : la dictée solidaire des collégiens pour lutter contre les leucodystrophies, la préparation du repas de fête à la cantine, le travail effectué avec un artiste en résidence etc.


« Rendre visible ce qui se fait est fondamental » explique Jamel el Ayachi, «avant, il n’y avait aucun moyen de montrer combien l’établissement était dynamique et le collège souffrait d’un déficit d’image auprès des parents. Nous perdions des élèves. Aujourd’hui, l’image du collège a radicalement changé, nous n’avons plus aucune demande de dérogation…nous attirons même des élèves du privé ! ».

Améliorer la communication sur la vie quotidienne du collège a également eu un effet bénéfique en interne : «  Les professeurs sont contents de voir que leur travail est reconnu, et de savoir ce que font les autres, cela leur donne des idées nouvelles de coopération. Et puis c’est aussi un peu à qui sera en tête dans les actualités de l’ENT ! Bref, cela crée une émulation. »


La Suite….

Aujourd’hui, c’est Jamel el Ayachi qui s’occupe de gérer et d’animer les différents comptes de l’établissement. C’est aussi lui qui prend les videos et en fait des films : « Techniquement, c’est très simple. La plupart des vidéos sont prises depuis mon téléphone portable, et j’ai appris par moi-même à les monter. En revanche, c’est chronophage. En ce moment, je suis dans une phase de transmission : je forme les enseignants pour qu’ils deviennent acteurs. »


  Lipdub en classe d'Espagnol diffusé sur la chaîne Youtube du collège


Et pour cela, rien de tel qu’une formation par les pairs qui débute prochainement avec une enseignante de Bordeaux rencontrée à Ludovia. « Le message passe toujours mieux lorsque c’est un enseignant qui s’adresse aux autres enseignants. De mon côté, j’essaie d’inspirer, de susciter l’envie de faire, de sortir d’usages très traditionnels de l’ENT comme les notes, les absences ou le cahier de textes. Mais pour que le message passe bien, le plus efficace, c’est qu’un autre professeur vienne leur montrer comment faire autre chose sans investir trop de temps. »

La dernière étape sera celle de la formation des élèves. « J’aimerais les responsabiliser pour qu’ils deviennent autonomes », explique le Principal, « j’envisage de commencer par une petit groupe : ils seraient un peu les reporters du collège et je leur apprendrai à monter les vidéos. Après ils se débrouilleront ». Pour l’heure, les élèves voient surtout comment les réseaux sociaux peuvent être utilisés, « Et qu’il n’y a pas uniquement Facebook », ajoute le Principal.

Et si vous aussi, vous souhaitez suivre la vie du collège du mas d’Azil, rendez vous sur leur portail ENT !

 

 

Ludovia#11

Par les partenaires de l'ENTmipPublié le 19 sept. 2014 à 10:49 ♦ Mis à jour le 19 sept. 2014 à 10:50

Ludovia, la grande manifestation consacrée au numérique éducatif fêtait cette année ses 10 ans à Ax-les-Thermes en Ariège, département hôte de l’université d’été depuis ses débuts et invité d’honneur cette année pour la première fois. Du 25 au 28 août, les représentants du ministère de l’éducation nationale, des académies, des collectivités locales, des industriels, des éditeurs, des universitaires, et de nombreux enseignants sont ainsi venus échanger, confronter leurs points de vue et leurs pratiques en matière d’e-education.


  source : http://lc.cx/WgC


Exploracamp, fabcamp tables rondes, colloque scientifique : tout ce qui se fait aujourd’hui en matière de numérique éducatif, dans le contexte scolaire et au-delà, trouve à Ludovia l’occasion de s’exposer et de se discuter. Petit aperçu de ce qui s’est dit durant ces trois jours, en lien direct ou indirect avec l’ENTmip.

Le collège du Mas d’Azil


  Jamel El Ayachi, Principal du collège du Mas d’Azil en Ariège

Il y avait peu de chefs d’établissements à Ludovia. Mais il y avait heureusement Jamel El Ayachi, principal du collège du Mas d’Azil, en Ariège. Il a pleinement pris en main le projet numérique de l’établissement et assume les responsabilités qui en découlent : « l’absence de culture numérique est une nouvelle forme d’illétrisme », affirme-t-il en citant Neelie Kroes, ancienne commissaire européen en charge du numérique. Pour apprendre aux élèves à se servir des réseaux à bon escient, rien de tel que les utiliser : Pinterest, Twitter, Google +, chaîne Youtube… l’ENT voisine avec les réseaux sociaux pour permettre aux élèves de publier leurs travaux, et, au passage, installer une dynamique de coopération parmi les enseignants.

Et l’ENT dans tout cela ? « L’utilisation des réseaux sociaux par l’établissement a boosté la fréquentation de l’ENT. Mais il ne suffit pas de souscrire des comptes, il faut aussi les faire vivre ». Et c’est le chef d’établissement qui se charge d’animer le réseau de façon cohérente et a enfilé depuis un an, la casquette du « community manager » de l’établissement.

Le Conseil Général du Tarn


 Arnaud CANO, responsable de l’informatique des collèges, conseil général du Tarn

Le projet « de Clou à Clou », dont il a déjà été rendu compte sur ce site, met l’ENTmip au service de l’art contemporain. Ce projet a été présenté à Ludovia par Arnaud Cano responsable de l’informatique des collèges et chef de projet ENT, et Hélène Lapeyrère du centre d’art Le Lait (lien : http://lc.cx/WM3).

Lors de la table ronde intitulée « Mobilité et ENT - Apprentissages et supports mobiles individuels : quelle place pour l’ENT ? », il fut question de mobilité et donc de BYOD (utilisation des terminaux personnels des élèves dans la classe). Arnaud a rappelé les exigences qui en découlent : gestion de la variété des technologies et des matériels, mais aussi qualité des accès au réseau dont les collectivités sont aujourd’hui responsables.

Kosmos
 
   Alexis OLLIER, Alexis LACHKEVITCH, Emmanuel LESCURE (Kosmos)

Les éditeurs d’ENT étaient également présents à Ludovia sur des stands notamment où se pressaient de nombreux visiteurs. Parmi eux, celui de Kosmos, éditeur de la solution ENTmip qui s’apprête à équiper la région Rhône-Alpes et le département de l’Ain. D’autres éditeurs présentaient également leurs solutions et leurs projets : Itop et It’s Learning pour l’enseignement primaire et secondaire, CAP-TIC, WebServices pour l’Education et Pixel Cookers pour leurs solutions spécialement destinées à l’enseignement primaire : Iconito, ONE et Beneylu School.


L’ENT et les autres plateformes numériques


 La table ronde "Moocs,LMS et média d'apprentissage, entre consommation et création"

Il y avait du monde pour suivre la table ronde où se confrontaient les ENT, MOOCs (Massive Open Online Course) et LMS. Tous trois sont des plateformes qui sont à la disposition du monde éducatif. La table ronde a été l’occasion d’étudier ce qui les rapproche et les différencie. Serge Pouts-Lajus, directeur de la société Education & Territoires qui accompagne les partenaires du projet ENTmip défendait la cause des ENT en rappelant les spécificités des communautés éducatives auxquelles les ENT s’adressent : des communautés inscrites dans une localité, attachées à un établissement et dont les frontières sont, par nature, limitées.  A l’opposé, les Moocs rassemblent des étudiants de tous les pays du monde dans une salle de classe virtuelle, créant une communauté délocalisée visant l’expansion permanente. Les finalités de chacune de ces plateformes sont bien entendu différentes, mais le rapprochement était néanmoins intéressant.


Cette nouvelle édition s'est ainsi achevée, avec pour thème « numérique et éducation : entre consommation et création ». L'an prochain, Ludovia reprendra ses quartiers d'été à Ax-les-Thermes et abordera un nouvel axe de réflexion. En attendant, compte-rendus et synthèses de Ludovia 2014 sont disponibles ici : http://.ludovia.org/2014/


 source : http://lc.cx/WgC

 

Une année avec le service "formulaire"

Par les partenaires de l'ENTmipPublié le 29 août 2014 à 16:37 ♦ Mis à jour le 29 août 2014 à 16:38

Une nouvelle année s’achève pour les Pôles d’appui, cette équipe académique qui maille étroitement le territoire midi-pyrénéen afin de mettre en œuvre une politique numérique cohérente. Depuis la mise en place de l’ENTmip, les Pôles d'appui aident les enseignants à intégrer l’ENT dans leurs pratiques quotidiennes.

Un thème pour l'année

Pour la deuxième année consécutive, les Pôles d’appui ont eu pour mission de développer les usages de l’ENT autour d’une thématique précise. En 2012-2013, ils se sont attelés à montrer aux établissements comment l’ENTmip pouvait les aider à travailler et faire travailler de façon collaborative. Pour l’année 2013-2014, l’axe de travail retenu est le développement des usages pédagogiques du service « formulaire» de l’ENT, un outil qui permet de concevoir des questionnaires en ligne.

Le questionnement des élèves est un moment crucial de l’action pédagogique : s’assurer que les élèves ont compris, contrôler ce qu’ils ont retenu et ce qu’ils ont fait, évaluer leurs connaissances et leurs compétences, voilà les objectifs pédagogiques auxquels le service formulaire contribue. Il ne se substitue évidemment pas aux moyens qu’utilise déjà le professeur pour faire tout cela, mais apporte une aide supplémentaire.  

Collection d'usages

L'année des Pôles d'appui s’est organisée en deux temps. Durant la première partie de l’année, ils ont eu à repérer, sur le terrain, les usages existant du formulaire : les enseignants des différents collèges et lycées du  territoire se sont-ils déjà approprié ce service ? Et si oui, comment ? L’objectif de cette première partie d’année a été d’obtenir une collection d’usages qui soit la plus étendue et diverse possible. Les Pôles d’appui pouvaient également transmettre toutes leurs idées d'usages.

Ces usages,constatés ou imaginés, ont ensuite été rassemblés dans un guide, disponible sur le portail de l’Académie de Toulouse en mode connecté. L’idée était de pouvoir faire connaître, partager les pratiques des enseignants,  et susciter ainsi l’envie de servir du formulaire en montrant concrètement ce qui peut en être fait.

Puis, entre janvier et juin, les Pôles d’appui ont eu pour mission de faire exister des usages supplémentaires dans les établissements, en s'appuyant sur les exemples collectés. A la fin de l’année, de nouveaux usages sont ainsi venus enrichir le guide.


Quelques exemples

Les usages de l’année ont globalement été trois types. Les enseignants se sont servis du formulaire pour enquêter (recueillir des opinions, en savoir plus sur les pratiques des élèves, etc.), évaluer (faire l’état des lieux des connaissances des élèves), et suivre (assurer un suivi des travaux d’une séance sur l’autre, d’une activité à l’autre).

Ainsi le service questionnaire est-il utilisé au collège du Haut Lavedan (Pierrefitte) pour renforcer la liaison CM2-6e : un questionnaire permet en effet aux élèves de CM2, de poser des questions aux élèves de 6e sur l'entrée au collège

Combien y a-t-il de salles de classe, est-ce qu'on change de salle à chaque cours ? Est qu'il est facile de s'intégrer dans le collège ? Combien de temps dure la récréation ? etc. Telles sont les questions qui ont été posées par les élèves de primaire en 2014. Une telle initiative permet aux CM2 de se projeter dans leur futur établissement et d’aborder sereinement l’année de 6e.

Au lycée Saint-Exupéry de Blagnac, un  autre usage intéressant du formulaire a rassemblé des élèves de différentes cultures autour de l'égalité filles/ garçon. Dans le cadre d'un projet international, les élèves de première du lycée ont élaboré un questionnaire avec d'autres élèves de Roumanie et du Mexique. Ce sondage de 20 questions posées en Français et en Espagnol a récolté 191 réponses. Pour consulter les résultats de ce sondage : http://bit.ly/W43c0l

Les applications pédagogiques du service formulaires sont multiples. De très nombreux exemples sont fournis dans le guide d'usages. Si vous êtes enseignant et que vous souhaitez vous procurer ce guide, n'hésitez pas à vous rapprocher du référent numérique de votre établissement.

Les Pôles d'appui, quant à eux, entameront un nouvelle années au service du développement des usages de l'ENTmip, rendez-vous à la rentrée pour connaître leur nouvel axe de travail !

 

Welcome, l'agricole !

Par les partenaires de l'ENTmipPublié le 06 juin 2014 à 14:15 ♦ Mis à jour le 12 juin 2014 à 16:15

Les blogs au lycée agricole Fonlabour

Depuis quelques mois, l’ENTmip est à la disposition des 15 lycées d’enseignement agricole de la région Midi-Pyrénées. En plus d’Educagri, le portail de l’enseignement agricole, les établissements sont désormais équipés d’une nouvelle plateforme à la mission complémentaire : l’ENTmip peut en effet, être utilisé comme support par les enseignants dans le cadre de leurs cours. Au lycée Fonlabour d’Albi (81), spécialisé dans l’aménagement paysager et la maîtrise de l’eau, certains enseignants tirent d’ores et déjà partie de la dimension pédagogique de l’ENT. C’est le cas d’Isabelle Villebrun, professeure d’éducation socio-culturelle, une discipline propre à l’enseignement agricole.


« L’ENT permet de valoriser les travaux des élèves »

Le cours d’éducation socio-culturelle est un enseignement protéiforme : il s'appuie sur la communication, les médias, l'éducation artistique, l'histoire du territoire et le patrimoine pour éveiller la curiosité des élèves et les aider à comprendre le monde qui les entoure. Isabelle Villebrun est en charge de cette discipline au lycée Fonlabour où elle fait vivre la culture depuis une dizaine d’années. Elle mène de nombreuses actions qui impliquent des élèves de différentes classes et différents niveaux :  « Nous travaillons beaucoup en mode projet », explique l’enseignante, « et une plateforme comme l’ENT qui facilite les échanges de documents, la communication et le travail collaboratif est particulièrement utile ». Par son caractère transversal, l’ENT constitue en effet un appui dans la gestion des projets en centralisant les travaux et en les rendant disponibles à chacun.

Mais plus encore, il permet de rendre visible ce qui est fait. « L’ENTmip permet de valoriser les travaux des élèves », poursuit l’enseignante, qui est entrée dans l’ENT par le biais des blogs : « les élèves ne travaillent plus seulement pour eux ou pour le professeur, leur contribution est susceptible d’être vue ou lue par une audience beaucoup plus large, et cela les motive ».  Avec ses élèves de 3e, elle alimente un blog sur l’ENTmip qui mêle interviews, travaux d’écriture, et émission de radio.

Le blog « radio bulles vertes »

Depuis de nombreuses années, le lycée Fonlabour conduit un partenariat avec une radio tarnaise, radio Albigés. Dans le cadre de ce projet, les élèves du lycée produisent une émission intitulée « Radio bulle vertes », diffusée chaque jeudi et dimanche.

Radio Albigès, partenaire du lycée Fonlabour

Avec ses 18 élèves de 3e, Isabelle Villebrun travaille autour de chroniques dédiées aux métiers de l’agricole diffusées lors de l’émission. Mais une fois passées sur les ondes, comment conserver une trace de ce qui a été fait et continuer à partager les contributions des élèves ? Avec l’arrivée de l’ENT, l’enseignante a eu l’idée d’ouvrir un blog dédié à l’émission et de faire publier à ses élèves un billet pour chaque chronique réalisée.


le blog de l'émission "radio bulles vertes" dans l'ENT

Premier travail avant d’écrire dans le blog : préparer une chronique. Tout au long de l’année, les élèves se sont rendus à la rencontre de professionnels qui exercent dans des domaines qui les intéressent : « Les 3e doivent décider de leur orientation », explique l’enseignante, « pour faire ces chroniques, nous sommes partis des métiers vers lesquels ils comptent se diriger : éleveur, assistant vétérinaire, horticulteur… ».  

Par petits groupes, les élèves préparent les questions qu’ils souhaitent poser. Ils prennent ensuite contact avec les professionnels qu’ils vont interroger. « Cela permet aux élèves de travailler l’oral, d’apprendre à se présenter et à parler du projet. Il faut également fixer un rendez-vous ». Puis les élèves se déplacent, encadrés par un professeur. Ils enregistrent le son grâce à un appareil numérique prêté par radio Albigés et prennent les photos qui serviront à illustrer le billet.

De retour au lycée, les élèves se servent de la salle informatique pour présenter leur reportage sur l’ENT. « Ce sont des élèves qui ne sont pas très à l’aise avec l’écrit. Le fait d’alimenter un blog sur l’ENT les encourage à travailler autrement. C’est ludique ». Et ce sont les élèves qui intègrent le son et les images qu’ils ont prises : « Ils sélectionnent les photos, et insèrent le fichier mp3. Travailler avec l’ENT renforce leur autonomie. Et puis c’est très simple d’utilisation. »

 les 3e à la rencontre des professionnels
     Les 3e interviewent  Alexandre Jean, employé horticole, ancien de Fonlabour

Une dizaine d’interviews ont été réalisées à ce jour, toutes diffusées dans radio bulles vertes. Le jingle de l’émission annonce d’ailleurs  la couleur : « Les jeunes de 3e du lycée Fonlabour vous proposent une découverte des métiers. Interviews, reportages, informations, enquêtes. Venez nous retrouver sur  l’ENT du lycée http://tarn.eap.entmip.fr. »

L’ENT permet vraiment de valoriser le travail des élèves, puisque chaque émission n’est diffusée que deux fois sur radio Albigés. Avec le blog, les ressources restent disponibles en permanence, y compris pour les années suivantes.

Et si vous aussi, comme les élèves de 3e, vous souhaitez en savoir plus sur les métiers auxquels conduit la formation agricole, rendez-vous sur le blog « radio bulles vertes » de l’ENTmip.

 
Portail ENT agricole



 

De l'art dans l'ENTmip

Par les partenaires de l'ENTmipPublié le 04 avr. 2014 à 09:47 ♦ Mis à jour le 07 avr. 2014 à 17:48

Une dizaine d'écoles, de collèges et lycées du Tarn accueillent, depuis le début de l’année, des voyageurs biens singuliers : des œuvres d’art contemporain issues de l’artothèque du Département y élisent domicile le temps de quelques semaines. De ces rencontres entre les œuvres et le public des établissements naît un travail qui est enrichi et partagé grâce à l’ENT.


Exposition itinérante

Le projet, baptisé « de clou à clou » en référence à l’assurance qui protège les œuvres durant leur acheminement d’un lieu d’exposition à l’autre, est le fruit d’un partenariat entre le centre d’art Le LAIT (Laboratoire Artistique International du Tarn) d’Albi et le Département du Tarn. Le centre d’art a en effet pour mission de faire vivre une collection de quelques 400 œuvres acquises depuis 1994 par le Département, dans laquelle on retrouve des figures emblématiques de la création contemporaine : César, Di Rosa, Niki de Saint Phalle, Séchas, Villeglé…

Pour cette première édition du projet « de clou à clou », le centre d’art a choisi des œuvres de l’artothèque autour de la thématique du portrait, de l’identité et de l’intimité. Elles circuleront dans six collèges (Bellevue, Jaurès Albi, Augustin Malroux, Val Cérou, Pasteur, La Montagne Noire), trois lycées (Fonlabour, Rascol, Bellevue) et une école primaire (Rochegude). «Toutes ces œuvres, liées par une unité thématique, sont éclatées, fragmentées sur l’ensemble du territoire », explique Hélène Lapeyrère, responsable des jeunes publics au centre d’art le Lait et initiatrice du projet. « Il y a également une dimension dynamique, puisque ce sont les tableaux qui viennent à la rencontre de leur public. »

B.Rancillac  D.Tatah  K.Appel
Les œuvres de B. Rancillac (Sans titre), D. Tatah, (Sans titre) et K.Appel (Autoportrait)
 circulent dans plusieurs collèges et lycées du Tarn


Un travail artistique avec les classes qui s’appuie sur l’ENT


Chaque école, collège et lycée reçoit pendant l’année quatre œuvres, qui sont accueillies et mises en scène l'une après l'autre. « Les tableaux ne sont pas exposés en une fois », explique Hélène Lapeyrère, « ils restent environ un mois avant de passer dans un autre établissement ». Mais l’initiative de « clou à clou » n’est pas simplement une exposition nomade. La confrontation entre les œuvres et le public des établissements donne lieu, en effet, à un travail effectué en classe avec des professeurs de diverses disciplines, arts plastiques, langues, français, ou encore avec les documentalistes. Ce travail est accompagné par les médiateurs et les plasticiens du centre d’art qui interviennent auprès des classes deux fois dans l’année.

Plusieurs classes d’établissements et de niveaux différents sont ainsi amenées à réfléchir et à fournir un travail documentaire, littéraire, plastique ou scénographique autour d’une même œuvre. Les contributions sont consignées et partagées sur l’ENTmip, afin que chacun puisse avoir accès à ce qui a été fait par les autres. L'Environnement Numérique de Travail joue ici pleinement son rôle pédagogique, en devenant un lieu de ressources, de communication et d'échanges. Il favorise en particulier la continuité primaire-secondaire en permettant aux classes de CM1 et CM2 de Rochegude (Albi) de se connecter, et d'interagir avec les collèges, lycées et lycée agricole qui participent au projet. L'ENTmip fédère ainsi tous les acteurs impliqués dans cette initiative artistique : des classes de différents cycles et zones géographiques, leurs enseignants, et les partenaires culturels locaux qui les accompagnent.

Tout au long de l’année, chacune des classes peut se connecter au portail du Département du Tarn avec un identifiant spécifique, accéder œuvre par œuvre, aux contributions des autres établissements, et y apporter la sienne. Le croisement des disciplines et des points de vue permet de véritables innovations et nourrit la créativité des élèves.


Les travaux des classes sont consignés dans l'ENT œuvre par œuvre

Le travail effectué par les établissements sera ensuite rendu public sur le portail ENT du Département du Tarn. Une grande exposition réunissant à la fois les tableaux originaux et les productions des élèves qui en sont issues se tiendra également à l’Hôtel du Département durant la première quinzaine de juin.


Quelques exemples

Tout le cheminement des élèves autour d’une œuvre depuis sa réception par l’établissement, est décrit et partagé dans l’ENT : les émotions et réflexions que le tableau suscite, le travail documentaire sur l’artiste, comme les démarches artistiques des classes. La lithographie de Jean-Michel Alberola Remake II (1985) a ainsi été étudiée par des classes du collège de la Montagne Noire (81) en décembre dernier.

Alberola-Remake II
J.M. Alberola, Remake II

Exposée deux semaines au sein de l’établissement, l’œuvre a fait l’objet d’activités diverses : deux classes de 5ème se sont ainsi intéressées à la technique du monotype et du collage tandis qu’une autre propose une production en lien avec le thème de l’œuvre, « remake », en effectuant de nouvelles compositions du tableau et un travail autour de la mémoire visuelle. Dans l’ENT, on consigne également les difficultés que l’on rencontre, comme par exemple « faire une fausse giclure de peinture comme Alberola sur sa lithographie. »


un remake du tableau d'Alberola par un élève de 5eun remake du tableau d'Alberola par un élève de 5e avec le logiciel Paint         
Deux monotypes ( F. Azam et B. Ferriere) et
un remake de l’œuvre à l’aide du logiciel Paint. (V. Christopher)


La Classe à Horaires Aménagés Musique (CHAM) du collège s’est orientée vers la production d’une émission de radio autour de l’œuvre : reconstitution d’une visite au musée, élaboration et enregistrement d’un dialogue entre deux visiteurs en train de regarder l’œuvre, rencontre fictive avec l’artiste, ou encore écriture de l’histoire de l’œuvre. Les travaux des élèves mêlent différentes disciplines et différents supports, au croisement du papier, de la toile et du numérique.

La baignoire d’Agathe May a de son côté, inspiré les secondes professionnelles (production horticoles et animales) du lycée Fonlabour. Ils ont écrit des haikus, une forme de l'art poétique japonais qui capte le fugitif de l’instant en quelques vers très brefs. En voici quelques extraits :

A.May- La baignoire


« O bain bien aimé
Reflets bleus à son cou    
Ton sourire sournois

O bain bien aimé
De détente et de plaisir
Une femme rit

O bain bien aimé
Quand je viens me détendre
Tout me liquéfie

O bain bien aimé
S’écoulent mes pensées
Dans cet océan inerte » 
 

La même œuvre s’est ensuite retrouvée au Lycée Rascol d’Albi. A son contact, les 2nde6 ont effectué un travail autour de la versificationLa baignoire a ainsi été traduite en un texte poétique intitulé «Une blessure éternelle» qui commence ainsi :

Un soir d’été, minuit passé
Assise le regard figé
Le temps s’écoulait comme des larmes effacées
Le visage impassible, je m’entêtai
A observer cette eau hybride
Qui affluait par ce robinet tout à fait singulier
Mes cheveux raides et humides
Effleuraient mes joues entaillées
Comme chaque jour
Mon cœur devenait plus lourd
Trop de blessures dans mon cœur
 (…)


« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (…) notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force ». Cet aphorisme de Louis-Ferdinand Céline (incipit de Voyage au bout de la nuit) illustre à merveille l’initiative artistique nomade du projet « de clou à clou » qui fait entrer l’art contemporain dans les salles de classes. L'ENTmip est utilisé ici dans toute sa dimension pédagogique. Il joue pleinement son rôle de lieu de partage et d’échanges, et contribue à nourrir la créativité des élèves.  

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